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| Zone de conservation | Les milieux humides | Aulnaies humides | Affleurements rocheux |
Sites d'espèces végétales ou animales sensibles | Vieilles cédrières | Héronnières |

Tourbières, étangs, marais, marécages, rives de lacs et de cours d’eau

Les milieux humides sont des sites saturés d’eau  ou inondés pendant une période de temps suffisamment longue pour que les composantes du sol et la végétation en soient modifiées.  Ces milieux sont importants pour nos rivières et nos lacs puisqu’ils contribuent à filtrer l’eau qui les alimente, un peu comme nos propres reins filtrent notre sang. En effet, certaines plantes augmentent la quantité d’oxygène

présente dans l’eau, ce qui facilite le travail des bactéries et des divers agents de dégradation qui contribuent à la purifier.

Certains de ces milieux agissent également à la manière d’éponges et laissent s’écouler l’eau peu à peu tout au long de la saison sèche. Ainsi, ils assurent le maintien et la survie de cours d’eau avec lesquels ils sont en contact et qui, autrement, s’assécheraient complètement durant l’été.  Les milieux humides ont longtemps été considérés comme improductifs et ils ont donc été souvent sacrifiés  au profit du développement industriel et urbain. Au Québec, par exemple, plus de la moitié des milieux humides ont ainsi été détruits depuis le début du siècle précédent. Ces pertes ne  sont pas négligeables du fait de la rareté de ces milieux, de leur importance pour certains mammifères, pour les oiseaux et pour les amphibiens.  Ces milieux contribuent, à n’en pas douter, à la qualité de notre environnement.

Plusieurs plantes des milieux humides  font partie de l’alimentation de diverses espèces fauniques. Ce grand nénuphar jaune, par exemple, est très prisé par l’orignal. Le castor et même le porc-épic  le consomme. L’éléocharide des marais, cette plante effilée, fait partie de la diète de diverses espèces de canards.

Au Bas-Saint-Laurent, il ne reste plus de grandes tourbières à l’état naturel. Leur accessibilité a facilité leur exploitation et leur drainage. Celles qui restent sont toujours susceptibles d’être exploitées commercialement et il  importe de diminuer la pression qui s’exerce sur elles. Au Québec, 30 espèces végétales rares se rencontrent dans les tourbières.

Les grenouilles ainsi que le crapaud d’Amérique et les salamandres dépendent  des milieux humides pour leur reproduction et leur alimentation.  Ces amphibiens sont très sensibles à leur environnement. Leur présence est donc un bon indicateur de la qualité des milieux humides.

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